Vers l’Avenir Brabant Wallon, 17/08/2006, page 23: On cherche toujours le propriétaire  


La gare de Limal est devenue insalubre. Mais tout le monde se rejette la propriété de ce bâtiment. L’association Cap Limal veut un geste fort.

DÉSERTÉE depuis avril 2004, la gare de Limal est devenue un chancre. Cette si petite gare à déjà pourtant fait beaucoup parler d’elle. En effet, depuis la décision de la SNCB de supprimer certaines gares de Wallonie, dont celle de Limal, et depuis l’application de cette mesure, cette gare est désaffectée. Pourtant les initiatives pour redonner vie à ce bâtiment ne manquent pas. Une association, Cap Limal, a même vu le jour pour ressusciter ce patrimoine limalois. ” Nous avons soumis divers projets de réaffectations de la gare. Ainsi nous avons pensé y mettre une salle poly valente, ou y déplacer la bibliothèque. De cette manière, dans les locaux libérés, la commune aurait pu y installer une crèche. ” explique Christophe Lejeune, 28 ans, secrétaire de Cap Limal patrimoine.

Mais selon Charles Michel, l’échevin de l’Urbanisme de la ville de Wavre, aucun des projets n’est envisageable : ” Le coût des travaux pour les projets proposés est beaucoup trop élevé. De plus, pour le moment, c’est la SNCB qui est propriétaire du site. Et la SNCB n’a pas donné suite aux offres que nous leur avons faites. Elle n’a pas jugé le moment opportun pour vendre. “

Ce bâtiment appartiendrait donc à la SNCB, mais aux dires d’Étienne Grégoire, qui s’occupe de la gestion provinciale de la SNCB, la gare appartiendrait à Infrabel, une des trois entités indépendantes issues de la scission de la SNCB. ” Infrabel est responsable de l’entretien et de la gestion du réseau ferroviaire belge. La gare de Limal leur a été confiée parce qu’elle est bordée de deux passages à niveau. ” Mais selon Christophe Lejeune, ” la gare de Limal appartient toujours à la SNCB. C’est ce que m’a assuré Infrabel. ” Flou artistique donc sur le véritable propriétaire de cette gare.

Pourtant, il semble urgent de faire des travaux de réfection. En effet, la gare commence à tomber en ruine. Des briques se détachent, les carreaux sont cassés et du verre traîne par terre. De plus il pleut à l’intérieur et ce bâtiment fait l’objet de squats réguliers. ” Ce bâtiment est devenu franchement insalubre, il n’est absolument plus sécurisant. Nous aimerions vraiment bien un geste fort des autorités communales, et un peu moins de propos vagues de la part de la SNCB ” explique encore Christophe Lejeune.

Mais au vu de l’avancement du dossier, ce n’est pas tout de suite que les riverains sauront à quoi s’en tenir à propos de leur patrimoine. Sera-t-elle rasée ? Les projets de l’association Cap Limal seront-ils finalement pris en compte ? Il faudra suivre les épisodes de cette saga à rebondissement pour en apprendre davantage.

Marc FANUEL