Le déménagement de la Clinique Saint-Pierre est en préparation, et ce projet a été abordé lors du Conseil communal de février, à propos de l’aménagement du territoire. Le Groupe Ecolo de Wavre accueille positivement ce projet de modernisation et d’augmentation du nombre de places, qui répond en partie à un besoin lié à la croissance et au vieillissement de la population du Brabant Wallon. Mais nous regrettons que l’hôpital Saint-Pierre perde la proximité de la gare d’Ottignies dont il bénéficiait. Même si la grande majorité des accès à l’hôpital s’effectuent aujourd’hui au moyen de la voiture individuelle, cette proximité de la gare constituait un atout pour le futur. Le transport représente 22,5% des émissions de gaz à effet de serre en Belgique, et il est constitué à 97% des émissions dues au transport routier. Si nous voulons respecter les accords de Paris pour limiter les dérèglements climatiques que nous connaissons déjà aujourd’hui, il va bien falloir, dès que possible, changer nos modes de déplacements. L’inaccessibilité de la zone en transports en commun constitue donc à coup sûr le point faible du projet à ce stade. Le groupe Ecolo rappelle donc sa proposition de mise en place d’un bus rapide, de Gembloux au Zoning Nord, sur la Nationale 4. Un arrêt était prévu à la gare RER de Louvain-La-Neuve et au Zoning Sud de Wavre. Cet arrêt devient aujourd’hui l’arrêt du futur hôpital St-Pierre. L’argument répété du TEC pour mettre systématiquement en bas de la pile la mise en place de ce bus est qu’il double la ligne ferroviaire de la SNCB. Au vu de la densité de la zone, cet argument ne tient pas la route. Nous appelons l’ensemble des forces politiques du Brabant wallon – y compris notre échevin local de la mobilité – à peser de tout leur poids pour la mise en place de cette ligne « TEC N4 ». Il faudra également ajouter, pour desservir l’hôpital, une ligne de bus Est-Ouest. Nous ne pouvons pas, une nouvelle fois, faire l’erreur du Zoning Nord, dont l’inaccessibilité en transports en commun constitue la raison numéro 1 de ses difficultés en matière de trafic. L’accessibilité de l’hôpital pour les modes de déplacement doux, comme la marche et le vélo, devront non seulement être travaillés par le maître d’ouvrage sur le site de l’hôpital mais également par la commune, pour développer ses voies d’accès. La Ville de Wavre s’est engagée à réduire les émissions de CO2 sur le territoire de la commune de 40% d’ici 2030. C’est un défi énorme. Pour la même raison, nous serons évidemment attentifs aux impacts environnementaux du bâtiment : isolation du bâtiment, production autonome d’électricité verte, et utilisation de matériaux de réemploi ou à faible impact environnemental. Finalement, nous devons veiller à la préservation de la biodiversité. Un million d’espèces animales et végétales, soit 1 sur 8, risquent de disparaître à brève échéance de la surface de la Terre ou du fond des océans. Aujourd’hui, nous ne devons plus seulement compenser mais reconstituer les habitats naturels des espèces. Cela doit bien sûr se faire par la mise en place de larges réserves naturelles. Mais également au sein même de nos espaces urbanisés. Nous devons réinventer une manière de vivre AVEC la nature. Nous suggérons donc au maître d’ouvrage et à ses architectes de tenter d’inscrire son futur bâtiment dans le « Réseau Nature » de Natagora. Travailler « en amont » avec des spécialistes de la biodiversité permettrait sans aucun doute de créer des coopérations d’un genre nouveau, au bénéfice de la Nature, et des patients.

Bastian Petter

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