Écolo Wavre : il est temps d’aller vers mieux et, aujourd’hui, mieux, c’est vert

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Ecolo Wavre

La conférence de presse d’Écolo Wavre pour la campagne en vue des élections communales de 2024 a eu lieu ce lundi 9 septembre. Voici le discours de Christophe Lejeune, tête de liste, qui fait le bilan de la majorité actuelle et présente les priorités, les engagements et les combats d’Écolo pour la commune.

Bienvenue à toutes et tous,

Bien chers journalistes, vous vous doutez que le lieu de rendez-vous pour ce soir n’est pas anodin, nous ne l’avons pas choisi au hasard.

À lui seul cet endroit symbolise les errements et la nonchalance de la majorité actuelle. Trois combats essentiels que nous portons se sont enlisés, ici même, au cours des six dernières années.

Ces trois combats sont :
1. la gestion saine des deniers publics au service du public, 
2. un modèle de démocratie de plus en plus participative, 
3. la responsabilité du pouvoir communal face au dérèglement climatique.

Construire un stade de hockey et un stade de football dans une zone inondée et inondable à très court terme est-ce faire preuve de bonne gestion ? 
Qui accepterait de construire sa maison sur un terrain qui a pris l’eau en juillet 2021 ? 
Quel club sportif accepterait de prendre le risque de voir son événement majeur (championnat du monde) annulé par une inondation ?
Est-ce que les clubs, est-ce que les sportifs méritent ça ?

Non, ils méritent mieux, ils méritent que ces investissements soient faits dans des zones pérennes et adaptées. 
Sans compter le coût que représentent de telles infrastructures… À quoi bon augmenter l’IPP de 6 à 6,8 % et le précompte immobilier également, si les investissements ne servent pas l’ensemble des intérêts wavriens ?  
 Déjà avec la Sucrerie, la commune a dépensé près de 30 millions d’euros pour un outil de promotion du monde entrepreneurial ou d’une culture de divertissement pour personnes aisées. Cette Sucrerie coûte 45 € par an et par personne, pendant 20 ans au minimum, pour un lieu que les associations culturelles wavriennes ne peuvent même pas prétendre fréquenter, car trop cher pour elles.  
 Alors forcément, les 2 millions pour les terrains derrière nous qui se rajoutent font que notre commune flirte avec le rouge. Notre bas de laine a quasiment disparu et personne n’en a profité. Pas de piscine pour apprendre à nager, pas de réseau cyclable sécurisé, des trottoirs et des routes en déroute…  
Alors évidemment on vend nos bijoux de famille, trésors de biodiversité, comme ce terrain de 17 hectares au nord de Wavre, cédé aux grues, au bitume et à l’activité économique. 

L’écologie populaire, c’est mettre les deniers publics, notre argent, votre argent, au service du public, à votre service. 

 Et ça, c’est l’engagement que nous prenons. Chaque dépense sera le fruit d’une réflexion quant à la pertinence du projet et son utilité sociale, environnementale et économique. 

Investir dans les infrastructures, c’est une chose, investir dans l’humain, c’en est une autre.
Il ne s’agit pas uniquement de construire un stade pour faire des champions, il faut aussi et surtout leur proposer un encadrement de qualité. 
Nous n’hésiterons pas à inclure le personnel communal, les écoles, les associations wavriennes, les habitants de quartier au centre de nos décisions. 
Ce sont eux les spécialistes, ils connaissent mieux que quiconque les urgences et les priorités.

Le projet initial de la plaine de jeux sur laquelle on se trouve aujourd’hui n’aurait pas dû avoir ce visage du tout. C’est le résultat d’une vision catastrophique de la participation citoyenne. Alors que les Jeux paralympiques se terminent, autour de nous, nous aurions dû voir jouer des enfants avec et sans troubles moteurs.
D’un projet participatif à 50 000 € plébiscité par les citoyens, on nous a vendu à coup de communication officielle et sans aucune concertation, un mégaprojet de plus d’un million d’euros. Et finalement, voilà le résultat, une mini plaine de jeux sans aucun module pour les enfants porteurs de handicaps.  
Voici la preuve flagrante que la majorité n’écoute pas et ne répond pas aux attentes des citoyens. Ce manque d’écoute est systématique. La commune gère par opportunisme, sans réelle vision.  
 Avant de construire ce stade de hockey, il aurait pourtant été pertinent d’entendre les avis des riverains, des sportifs, des usagers du site, avant de savoir si deux stades sur la même implantation sans véritable parking était une bonne idée. 
Tout comme il aurait été intéressant de confronter les avis de la population au sujet des deux sites possibles pour la clinique. 

Toutes ces histoires nous font penser qu’il est temps de remettre de la démocratie dans tous les lieux, et dans tous les temps d’une mandature. C’est cela aussi l’écologie populaire que nous défendons.
Des conseils consultatifs performants et pris en compte dans les décisions de la commune.
Des budgets participatifs réguliers impliquant tous les habitants via les comités de quartier.
Des consultations publiques dès la genèse de projets structurants.
Des interventions citoyennes facilitées aux Conseils communaux
Des agents communaux mandatés par quartier pour s’assurer de la qualité de vie dans ces derniers, pallier les petits travaux qui du coup ne deviendront pas des gros, combattre les incivilités, et créer du lien social entre la commune et ses habitants…
Il y a trois ans, ici même, vous auriez été mieux avec des bottes, un canoë et des bouées. Ce n’est pas une crue centennale qui nous est arrivée, ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel, c’est quelque chose qu’aujourd’hui nous voyons tous les jours en allumant notre télé. C’est le résultat de notre inaction, c’est un dérèglement dont nous sommes la cause, mais dont nous sommes également la solution. Les inondations, personne ne les a oubliées, certains en restent même traumatisés dès qu’on annonce de fortes pluies.
Qu’a fait de concret la majorité pour protéger sa population, ses commerces, ses entreprises ?
Des mesurettes qui ne protégeront personne….
Devons-nous rappeler qu’en début de mandature, la majorité a signé la « Convention des Maires ». Une convention qui nous engage à réaliser un plan énergie climat afin d’atteindre les deux objectifs suivants :
● Réduire les émissions de GES de 55 % d’ici 2030 
● Renforcer la résilience.
 Nous sommes en 2024 ! Il ne nous reste que 6 ans, 6 ans !!! La majorité n’a jamais été en mesure de répondre à l’urgence climatique. Jamais. Nos enfants ont 6 ans de plus et aujourd’hui certains de cette génération, comme Noé et Basile, ont rejoint Écolo pour nous rappeler l’urgence d’agir.
En termes de résilience, on n’a pas beaucoup avancé non plus. Oh bien sûr, des études, ça il y en a, mais du concret toujours pas. Nous venons de vivre un des étés les plus chauds et un des plus pluvieux de toute notre histoire… cet été. À Wavre, nous avons été épargnés, contrairement à Walhain. Mais jusqu’à quand ? 
Et nous ne sommes pas prêts !

Il faudrait plus de petits bassins de rétention d’eau en amont de la ville, il faudrait des bocages autour de nos champs, il faudrait plus de méandres sur la Dyle, il faudrait plus de verdure dans les centres-villes et dans les écoles pour se rafraîchir. Tout cela on le sait, tout cela est mis en place lorsque les écolos sont au pouvoir comme à Grenoble, Bordeaux, Lyon ou Ottignies et Namur. Mais à Wavre, on vous donnera un sac de sable et on réparera le stade de hockey, et puis ça ira jusqu’à la prochaine averse.  
 
Au pouvoir, nous végétaliserons, nous aménagerons, nous protégerons, nous contribuerons à diminuer efficacement nos émissions de gaz à effet de serre, nous nourrirons nos populations avec nos produits locaux, dans nos cantines, sur nos marchés, dans notre Halle parce que oui, nous construirons une halle pour que les producteurs locaux puissent vendre en circuit court leur production.

Depuis 1977, année de ma naissance, la commune de Wavre est dirigée par des forces libérales. Le pouvoir use, et je vous confirme qu’à Wavre le pouvoir est usé. Il est temps de changer, il est temps d’aller vers mieux, et aujourd’hui, mieux, c’est vert !

Je suis fier ce soir de vous présenter les forces qui vont mener Wavre vers mieux. Il s’agit d’une équipe en partie renouvelée et en partie expérimentée dans le travail d’opposition et donc dans la connaissance des dossiers de la commune. Une équipe avec, aux places stratégiques, des gens qui ont envie, et aux places de soutien des personnalités d’expérience et qui ont compté dans l’histoire de nos combats. 

Christophe Lejeune